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Ma vision de l'IA

Ce que le terrain m’a appris (loin des idées reçues)
 

L’IA n’est pas un sujet de mode.
Ce n’est pas un gadget.
Et ce n’est certainement pas un domaine à confier à quelqu’un « parce qu’il est jeune et à l’aise avec la technologie ».
 

Après plus de 30 ans de transformation, de gouvernance SI et d’accompagnement de CODIR, voici ce que j’ai appris — concrètement, opérationnellement — sur l’IA en entreprise.

 L’IA est un sujet de séniorité, pas de génération

Tous ceux qui ont réellement mis en place des solutions IA le savent :
garantir l’efficience d’un système d’IA exige une maîtrise profonde du métier, des données, des risques et des effets de bord.

Ce que l’IA ne possède pas — et ne possédera jamais — c’est l’expérience humaine, la compréhension des contextes, des signaux faibles, des arbitrages, des compromis, des enjeux politiques internes….bref, l’expérience qui n’est justement pas dans les statistiques d’apprentissage !

Confier l’IA à un alternant « parce qu’il est jeune » est l’une des erreurs les plus fréquentes que j’observe.

Dans les faits :

  • Plus de 80 % de ce qu’un jeune profil peut produire sans expérience est déjà réalisable plus vite et mieux par une IA pilotée par un professionnel expérimenté.

  • Les études en neurosciences montrent que l’usage intensif de l’IA réduit la capacité à raisonner en autonomie chez les jeunes générations d’autant qu’ils ont tendance à ne pas maitriser les données qu’ils exposent.

  • Notre responsabilité est de leur apprendre à reprendre le contrôle, développer leur esprit critique et construire une carrière durable dans un monde où l’IA sera omniprésente — mais où le discernement fera la différence.

​​

👉 La meilleure Délégation IA (voir le concept de 4D dans les formations « IA fluency ») : Donner la réflexion stratégique et le contrôle de cohérence aux séniors, et faire exécuter avec l’IA.

2

Oui, il faut quand même recruter un jeune profil… mais pas pour les raisons habituelles

C’est contre‑intuitif, mais vrai.

La majorité des entreprises confient l’IA à des jeunes formés aux mêmes outils, aux mêmes réseaux sociaux, aux mêmes modèles, avec les mêmes biais.

 

Résultat :

➡️ leurs productions se ressemblent toutes
➡️ leurs stratégies IA convergent
➡️ leurs erreurs aussi

 

En recrutant un jeune profil, on obtient un avantage inattendu :
anticiper très précisément ce que feront les concurrents… et donc éviter de faire pareil.

C’est un levier stratégique largement sous‑estimé.

3

Les use‑cases IA qui tombent du ciel ne servent à rien

L’IA est un sujet d’innovation.
Et l’innovation se pilote avec des méthodes éprouvées depuis des décennies :
•    Think Tank
•    Design Thinking
•    Pain Points
•    Pépinière d’innovations
•    Digital Factory
•    Gestion de portefeuille de projets innovants


Mon Executive MBA, et en particulier mon major en Management de l’innovation à Portland (USA), m’a profondément marqué sur ce point :
l’IA n’est jamais une fin en soi.

 

👉 Mettre l’IA en priorité absolue sans lien méthodique avec la stratégie est une garantie d’échec.

4

Non, l’IA ne permet pas d’éviter l’urbanisation de la Data

Oui, l’IA peut trouver de la cohérence dans le chaos de la Data.
Mais soyons sérieux :
aucun projet IA durable ne fonctionne sans une Data interne propre, structurée, gouvernée et sécurisée.

L’urbanisation de la Data n’est pas un luxe.
C’est la première étape obligatoire.

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L’IA coûte cher — et pas seulement aux fournisseurs

Travailler avec une IA payante sur son PC peut donner l’illusion que tout est simple, rapide et peu coûteux.


C’est faux !


Dès qu’on passe à l’échelle :
•    les coûts récurrents explosent,
•    la gouvernance devient indispensable,
•    la cybersécurité devient critique,
•    la Data doit être industrialisée,
•    les modèles doivent être supervisés.

 

La plupart des entreprises sous estiment massivement ces coûts.

6

Entre 80 % et 95 % des projets IA échouent

Les études les plus fiables convergent :

  • RAND (2024)

  • BCG (2024–2025)

  • McKinsey (2025)

  • MIT NANDA (2025) — qui établit 95 % d’échecs pour les projets d’IA générative

Ces sources sont robustes, méthodologiquement solides et couvrent un large spectre de secteurs.

Les causes majeures sont toujours les mêmes :

  • Données non prêtes (silos, qualité insuffisante)

  • Absence de gouvernance IA et de pilotage exécutif

  • Projets menés comme des POC techniques, sans intégration métier

  • Manque d’infrastructure de connaissance

  • Déconnexion entre promesse technologique et réalité opérationnelle

 

👉 Dans un monde VUCA, se faire accompagner n’est plus une option.
C’est une condition de réussite.

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Je propose un échange gratuit pour comprendre vos enjeux, vos contraintes et vos ambitions, et vous aider à structurer une approche IA réaliste, stratégique et rentable

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